"Dès ce mouvement échevelé, qui ouvre son disque, il n’y aura pas de répit. On s’immerge en apnée dans une angoisse qui ne cache jamais ses tourments, même dans les moments plus tendres. (...) Joué sur un Bösendorfer, le toucher de Christian Chamorel crépite avec un timbre qu’on dirait opaque et âpre comme une odeur de poudre."
24 Heures, décembre 2011
"Ancien élève des conservatoires de Lausanne et de Zurich, Christian Chamorel, désormais professeur au Conservatoire de Genève, figure parmi les jeunes pianistes majeurs de la scène musicale suisse. Autant dire que son enregistrement consacré aux Sonates opus 11 et opus 22 de Schumann était pour le moins attendu. Dès le premier mouvement de la Sonate opus 22, on est saisi par la liberté de jeu et la sensibilité instinctive du musicien lausannois. Quel tempérament! Son rubato, plein d'esprit, emporte l'auditeur dans un tourbillon irrésistible. On échappe enfin à ces enregistrements lisses de jeunes virtuoses sortant à tour de bras chez les majors de l'industrie discographique. (...) En complément, on se régale des deux lieder de Schumann transcrits par Liszt: Widmung et Frühlingsnacht."
Revue Musicale de Suisse Romande, décembre 2011
"Christian Chamorel nous livre un CD bouleversant de maturité et de perfection technique. Maturité, car il en faut pour prendre de la hauteur face à de tels monuments, que peu d'interprètes, finalement, inscrivent à leur répertoire discographique ou leur programme de récital. Le risque est grand en effet, dans les mouvement introductifs et conclusifs, de sombrer dans une vertigineuse pâte sonore d'où n'émerge finalement plus que l'"exploit" (plus ou moins maîtrisé) d'une virtuosité creuse. (...) La perfection technique, c'est vrai, est toujours au rendez-vous chez Christian Chamorel, mais elle ne nous semble pas primordiale, il n'y a pas d'esbroufe gratuite, de "m'as-tu vu" sonore. Bien davantage, ce sont le tumulte des sentiments, le lyrisme fou d'un amour en plein délire, la passion à l'état le plus brut et le moins contrôlé, qui nous entraînent dans une cavalcade marquée par une urgence et une pression intérieures dont on ne ressort pas indemne."
Jean-Jacques Gallay pour le Journal de Morges, septembre 2011
" (...) Le pianiste suisse Christian Chamorel nous avait déjà convaincu par un précédent cd Liszt; il poursuit un sans faute avec ce nouvel album en tout point réussi, admirablement conçu qui tout en servant la profonde musicalité des oeuvres choisies (...) sait aussi prendre des risques."
"Le toucher de Christian Chamorel aborde autant de rives subjectives avec une exaltation rare, où la finesse dynamique et la recherche constante d'une couleur intérieure font tout le miel (...) de sa lecture."
"Autant de réflexions que fait naître ce programme personnel et (...) très investi, donc original, dont on écoute et réécoute le jeu stimulant des références et correspondances présentes, en filigrane. Jeu passionnant pour un superbe programme."
Classiquenews, juillet 2011
"D'entrée on est subjugué (...) par ce jeu impérieux d'une parfaite lisibilité, vibrant et lumineux. L'enchantement demeure tout au long de cet enregistrement à la mesure d'un tempérament et d'une imagination en constant éveil. Après les exaltantes transcriptions de Liszt, c'est une apothéose que nous offre la sublime Sonate op. 11 en fa dièse, "chef-d'oeuvre mal-aimé" comme la caractérise Chamorel, qui rédige aussi le texte de la pochette."
Pierre Hugli pour le magazine "Pharts", août 2011
"Plus que remarquable. Quelle hauteur de vue ! Et qui n'endigue nullement la passion... Les transcriptions de Liszt sont superlatives."
Jean-Yves Clément, Commissaire général de l’Année Liszt en France et directeur artistique du Festival de Nohant et des Lisztomanias de Châteauroux
"Très belle sonorité, grande ampleur de conception - Lisztien sans nul doute! Tout est dit dans un équilibre souverain, si simple et posé, sans aucun effet extérieur. Partout il sait où il va, tranquille. Et poétique toujours, jamais prosaïque! Comme s'il lui était naturel d'être poète - comme Liszt dans ses Années de Pèlerinage..."
Jean-Yves Clément, octobre 2009
"Le pianiste romand trouve avec son Bösendorfer les couleurs changeantes qui font de chaque pièce un univers en soi, où Liszt livre sans filet ses états d'âme, ce qui rend cette musique si proche de nous."
La liberté, juin 2009
"Avec Christian Chamorel, voici la jeune génération et la relève assurées. Ce pianiste romand, âgé de trente ans, propose une très belle version du Livre 1 des Années de Pèlerinage de Franz Liszt... Il y fait valoir non seulement une technique très sûre mais un sens poétique, une capacité de rêve et une imagination indispensables à ces oeuvres redoutables.
Que ce soit Au bord d'une source, Orage ou Heimweh, l'esprit est là. Et puis le disque se termine par la transcription par Liszt de la Mort d'Isolde...de Richard Wagner. Admirable transcription (Liszt en avait le secret) pour laquelle Christian Chamorel déploie toutes les facettes de son talent et beaucoup de passion."
Vevey-Hebdo, juin 2009
"C'est un très beau piano que nous livre de ce recueil le pianiste suisse Christian Chamorel, qui fête ses trente ans cette année. Son jeu limpide, sa sonorité riche, son adresse de virtuose font merveille dans ces pages...nous sommes en présence d'une interprétation moderne, fidèle au texte, nuancée et claire."
Pierre Hugli pour le magazine "Pharts", juin 2009
„Le piano de Christian Chamorel...sonne avec aplomb. Il faut une certaine témérité pour entamer une carrière discographique avec un tel récital! Dès la Dante Sonata, le pianiste déploie un son naturel dans un mouvement uni. Les oppositions franches entre les deux mains et la qualité de son legato dans La Legierrezza dévoilent de beaux horizons poétiques. La difficile Deuxième Ballade en si mineur est quant à elle stupéfiante: Chamorel tire profit du jeu des clairs-obscurs, entre inquiétude et ravissement, intensifiant la tension pour propulser le „Grandioso“. Quelle maîtrise psychologique chez un pianiste aussi jeune!“
Le Monde de la musique, novembre 2007
„…Un disque remarquable, au pianisme intense et généreux. (Le) toucher (de Christian Chamorel) captive par un savant dosage d’intériorité et de déclamation, une alliance subtile des registres qui rehausse l’éclat contrasté entre crépuscule et lumière, dévoilant avec une constante ardeur, un Liszt ivre de romantisme et habité par les visions mystiques. Après une lecture de Dante fait valoir malgré l’intensité harmonique, la gestion du souffle, la clarté du jeu et sa transparence liquide, une lecture chantante et fluide qui maîtrise les passages entre les épisodes. L’agilité digitale douée d’un vrai sens de l’articulation se transmet aussi à la main gauche: le chant lugubre et souterrain renouvelle l’activité du jeu…(Christian Chamorel) démontre une semblable affinité, qui se fait ivresse amoureuse dans le Sonetto 104 del Petrarca. Il convoque une houle hallucinée…dans les Funérailles et sa sensibilité murmurée et liquide s’affirme pleinement dans la Leggierezza, équilibre magnifique entre intériorité et virtuosité, surtout dans la 2ème Ballade où les échappées contemplatives s’accordent au dramatisme implacable, sans atténuer la perspective poétique des carillons féeriques… (Il) sait déployer un tempérament captivant dont la finesse saisit l’auditeur. Talent à suivre.“
Classiquenews, juin 2007
„…The big Liszt pieces, in which others become lost, Chamorel seizes by the scruff with a domineering spirit, brilliance, and a dynamism not lacking in poetry. La Leggierezza is never less than giddily exciting, the Dante Sonata bristles with steely menace, the Petrarch Sonnet is virile and straightforward, the Ballade is animated by a brooding sweep…technically and expressively the essentials of great artistry are abundantly present. Enthusiastically recommended.“
Fanfare Magazine, mai 2007
„...Sein CD-Debüt hat Chamorel mit einer Liszt-Aufnahme beim Label Gallo gegeben. Virtuos, zupackend, ausdrucksstark, klanggewaltig hat er Highlights wie Dante-Sonate, Petrarca-Sonett Nr.104, Funérailles oder die „La leggierezza"-Etüde eingespielt. Ein Anfang, der hoffen lässt. “
Fono Forum, mars 2007
„C‘est dans la capitale bavaroise que Christian Chamorel a enregistré un somptueux disque Liszt: orages et passions, extases et envolées, recueillement et pathos. Pour si bien jouer La Leggerezza, il faut mieux que des doigts aguerris... “
Revue Musicale de Suisse Romande, décembre 2006